Les problèmes des recomandations du 12 février 2026 de la HAS dont personne ne parle.

Salut tout le monde. Ici asmin, polémiste d'asperger sans concession, le coin des libres penseurs neuroatypiques en quête de nouvelles perspectives.


Aujourd'hui, nous allons parler des problèmes qui sont passés à la trape des nouvelles recommandations publiées le 12 février 2026 pour la prise en charge des enfants et adolescents autistes de la haute autorité de santé(HAS).

Qu'est-ce que la HAS et pourquoi ces nouvelles recommandations sont très importantes ?

La HAS est, en France, un comité d'experts qui est censé promouvoir les bonnes pratiques et évaluer les produits de santé. Ses recommandations sont très importantes ⠙⠁⠝⠎ la mesure où elles influencent les financements en terme de santé, les politiques publics, la recherche et les approches utilisées dans les établissements sanitaires.

Mais franchement, les recommandations du 12 février me font très peur pour les jeunes autistes dont les droits continuent d'être bafoués face à l'indifférence générale des organisations internationales supposées défendre les droits des enfants qui parlent des problèmes des pays en développement mais oublient de balayer son jardin. Cependant, avant de parler des mauvaises nouvelles, parlons de la seule bonne nouvelle de cet article.

La suppression de la psychanalyse :

La HAS a enfin mis la psychanalyse dans les méthodes non recommandées pour la prise en charge de l'autisme. C'est une belle victoire d'autant que cette pseudo-science a fait beaucoup de mal aux personnes autistes, retardant les diagnostics, les prises en charges et culpabilisant les parents. À cause de théories fumeuses comme la théorie de la mère frigidaire qui dit que la cause de cettte neurodivergence, c'est le comportement des mères, beaucoup de personnes autistes ont souffert d'errance médicale. Mais malgré cette grande victoire, la colère gronde en moi car de nombreux problèmes demeurent et personne n'en parle.

Les problèmes :

-La recommandation de méthodes coercitives comme ABA :

Qu'est-ce que l'ABA ?

L'ABA(APPLIED beavior analysis), l'analyse du comportement appliqué en français, est une méthode comportementale développée dans les années 60 par les psychologues Ole Ivar Lovaas et Robert Koegel qui ont aussi créé des thérapies de conversion pour rendre des personnes homosexuelles hétérosexuelle. Après, je dis ça, je dis rien.

L'aba est également une thérapie de conversion mais pour des enfants autistes. Le but est de nous rendre le plus supportable possible pour cette société à l'esprit étriqué en nous récompensant pour nous être comporté de manière neurotypique grâce au renforcement positif. Ça me rappelle un peu trop le conditionnement de Pavlov ça...

La prise en charge est intensive, jusqu'à 40 heures par semaine dans certains cas.Pour des enfants de 3 ans.

Je tiens à préciser que beaucoup d'adultes autistes victimes d'ABA souffrent de trouble du stress post-traumatique.

Et le consentement de l'enfant dans tout ça ?

Un autre problème avec l'ABA est son manque d'éthique. Je vous rappelle que celui-ci est souvent appliqué à des jeunes enfants qui sont souvent non oralisants et ne peuvent pas consentir. Des tout petit sont victimes d'un conditionnement comparable au dressage des otaries dans les cirques. Les droits de l'enfant parlent de l'intérêt supérieur de l'enfant mais personne n'agit. Où est l'intérêt suppérieur de l'enfant quand on pratique la castration identitaire sur de jeunes autistes ?

Pendant que des inconscients dansent de joie pour fêter la fin de la psychanalyse, l'autodétermination des enfants autistes se réduit comme peau de chagrin.

Comment avec toutes les controverses qui entourent des méthodes normatives comme ABA, un état peut mettre cette approche dans ses bonnes pratiques de santé ? Comment peut-il avoir la conscience tranquille pendant que des enfants autistes très jeunes subissent des thérapies de conversion ?

Mon soutien à la chercheuse autiste Henny Kupferstein et à son mouvement #BANAB

Heureusement des chercheurs et militants autistes comme la psychologue Henny Kupferstein luttent contre cette engeance qu'est l'ABA. Dr Kupferstein est mon idole et je soutiens son mouvement de tous mon coeur. Ce n'est pas une initiative isolée mais un révolte mondial contre les marchands d'espoirs. Ces articles sont très intéressants et elle ne juge pas les familles qui, souvent, ne veulent pas mal faire. Vous pouvez la suivre sur ses réseaux sociaux.

La suppression du Snoezelen

Qu'est-ce que le snoezelen ?

Le snoezelen est une approche douce qui vise à détendre les enfants autistes dans une salle avec différentes activités sensorielles : coin avec des textures différentes, lumière... Mais évidement, le système a trouvé que c'était trop bénéfique pour les enfants autistes car nous devons toujours recevoir les miettes.

-Cause selon moi de sa suppression

Les causes de la suppression du snoezelen sont révélatrices de la manière dont le gouvernement français voit l'autisme comme une maladie plutôt que comme une différence. Elles montrent la prédominance du modèle médical du handicap sur le modèle social du handicap

La principale raison de la suppression du snoezelen selon moi est la victoire des comportementalistes qui ont réussi à faire accepter leurs méthodes pernicieuses en soignant l'apparence d'un verni scientifique. Par conséquent, si on regarde du point de vue de ces gens, leur méthode est scientifique parce qu'elle mesure des résultats mesurables (aptitudes sociales, développement de la communication orale...). Mais beaucoup omettent que le bien-être, lui, ne fait pas partie de leurs priorités. Ce qui est mesuré dans les études sur les thérapies comportementales, c'est la conformité, l'effacement des traits autistiques pas la bonne santé mentale des bénéficiaires.

Soyons honnête, la mise en avant de certains modèles d'interventions plus que d'autres n'est pas neutre. Elle atteste de quel côté se trouve le gouvernement. La suppression du snoezelen ne fait pas exception. En effet, elle montre le manque de reconnaissance des approches non normatives dans l'accompagnement des enfants autistes. Je dirais même leur mépris. ()

C'est pourquoi on finance ces méthodes dangereuses et qu'on accorde plus de crédits aux études qui en font l'éloge malgré les biais méthodologiques. Les lobbies et le système sont tous les 2 gagnants.

Le snoezelen, contrairement à ABA et autres méthodes semblables, vise à détendre les enfants autistes. Mais on préfère faire taire les autistes en les traumatisant sans se rendre compte que le TSPT aura un prix conséquent pour la société.

-Le paternalisme dans le milieu du handicap continue.

Avant de développer les arguments fallacieux des soutiens de l'ABA, je trouve important de vous expliquer le contexte de la popularisation de cette approche en France

Pendant très longtemps, les psychanalystes dominaient la manière de voir l'autisme en France causant un important retard de prise en charge de celui-ci. L'institutionnalisation dans des centres inadaptés était la seule solution proposée à des parents désespérés qui voulaient le meilleur pour leur enfant.

Dans les années 2000 cependant, grâce aux nouvelles technologies qui permettent à n'importe qui d'accéder à des millions d'informations venant de partout dans le monde, le dressage ABA a commencé à s'importer des pays anglo-saxons vers la France par le biais de mamans ou de psychologues qui s'étaient formés à l'étranger. Quand cette méthode était présentée à de nouveaux professionnels, ceux-ci avaient l'impression de voir la panacée. Des enfants autistes qui parlent, qui sourient, qui ne font (surtout) pas de gestes répétitifs, qui regardent dans les yeux, qui ont des amis... bref qui se comportent comme des neurotypiques, c'était le jackpot pour une bande de validistes à l'esprit borné qui aspiraient à tous nous faire entrer dans le carré.

Après tout, quoi de plus choquant pour un citoyen chaste, pur ou que sais-je de voir un enfant autiste qui affiche sa différence en pleine rue ?

D'autres parents ont commencé à entendre parler de cette "traitement miracle" qui se démocratisait de plus en plus. On leur faisait miroiter le verni pseudo-scientifique de cette approche et on leur assurait que c'était ce qui était le mieux pour leur enfant.

C'est comme ça que ce genre d'approche paternaliste qui n'a rien à envier à la psychanalyse en matière d'infantilisation a commencé à s'importer en France. Les livres de parents ou de professionnels, les associations comme "Vaincre l'autisme", l'équivalent de "Autism Speack", et les groupes sur les réseaux sociaux ont fait le reste du travail.

Dans "Le livre noir de l'autisme" Olivia Catan parle des faux traitements pour guérir l'autisme et de l'emprise de ces soi-disant professionnels sur des parents vulnérables animés par le désir sincère d’aider leur enfant. Mais avec une hypocrisie crasse indigne d'une journaliste, elle passe totalement sous silence la main mise sur la vision de l'autisme des praticiens ABA capacitistes qui exploitent la vulnérabilité de jeunes parents pour promouvoir le modèle médicale du handicap au détriment du modèle social ainsi que leur emprise sur ceux-ci. Madame Catan dit qu'elle ne veut pas guérir l'autisme mais défend des méthodes qui veulent précisément faire disparaître notre manière de voir le monde.

Je ne pense pas que d'autres commentaires soient nécessaires.

Les catastrophiques recommandations de bonnes pratiques de l'HAS vont je pense faciliter le travail des paternalistes qui utilisaient déjà la psychanalyse comme épouvantail au prémices de la démocratisation de ABA en France. C'était simple : quand le parent commençait à douter ou quand on voulait l'embrigader on lui disait, soit tu acceptes cette prise en charge si tu veux aider ton enfant, soit il ira dans une institution aux méthodes psychanalytiques inadaptés. Là, les paternalistes n'auront même pas à menacer, le gouvernement les soutiens

Voici quelques arguments fallacieux qu'ils utilisent pour convaincre un parent de préférer la torture ABA.

1. C'est la méthode la plus scientifique

Je ne vais pas développer de manière excessive cette partie. J'ai déjà parlé des biais méthodologiques des approches comportementales.

2. Iel ne stimmera plus, iel regardera dans les yeux, iel se fera des amis etc.

"Iel ne stimmera plus."

Qu'est-ce que stimmer ?

Stimmer vient du verbe anglais stimming. C'est le fait de faire des actions répétitives pour se rassurer, se concentrer, réguler son système nerveux. Tout le monde peut stimmer, ce n'est pas une pratique exclusive des neuroatypiques mais pour nous, c'est une manière différentes de communiquer avec le monde.

Le problème que pose cet argument :

Selon cet argument, nos gestes répétitifs seraient à bannir et seraient des comportements défis, des caprices ou quelques choses dans cette veine.

Non, nos stimes ne sont pas des caprices.Ils nous permettent de survivre dans un monde chaotiques où les stimuli sensoriels nous submergent comme des vagues. Ça nous aident à traiter les informations. Nous empêcher de stimmer peut nous mettre mal à l'aise, nous submerger voir même provoquer des crises.

J'ai, par exemple entendu parler de professionnel qui récompense un "bon comportement" par x minutes de stimes.Ça m'a donné la gerbe ! De telles pratiques sont inacceptables et doivent être proscrites!! !

De plus, si vous voyez une personne autiste faire des gestes répétitifs dangereux pour sa sécurité ou se faire du mal dites-vous que ce n'est un caprice. Si la personne ne parle pas ou est en surcharge sensorielle, c'est peut-être sa seule manière de s'exprimer.

Si il s'agit de votre enfant ou de l'un de vos proches et que l'un des professionnels qui le suit dit que c'est un comportement problème, une colère etc et qu'iel propose une prise en charge comportementale, changez de proffessionnel pour trouver quelqu'un qui respecte les neurodivergents. Cherchez d'éventuelles causes somatiques(douleur, inconfort physiques...) mais par pitié fuyez ceux et celles qui vous disent que c'est un caprice. De plus, vous pouvez acheter des fidgets(jouets sensorielles) ça peut vraiment aider.

3. Iel parlera.

Cet argument cache 2 sous-entendus : tout d'abord que si iel ne parle pas c'est qu'iel ne comprend pas ensuite que la communication orale est la seule manière valable de communiquer et même qu'elle est supérieure aux autres façons possibles de le faire.

Si iel ne parle pas c'est qu'iel ne comprend pas.

Faux ! Plusieurs processus entrent en jeu dans la parole dont les processus moteurs.

Quand on sait que les personnes autistes ont plus de probabilité d'avoir des troubles psychomoteurs ou un handicap moteur et que ces risques sont plus élevés chez ceux dits sévère, on comprend vite que "si iel ne parle pas, iel ne comprend pas" est une énorme simplification.

De plus, les tests de QI ont été créés pour des personnes avec un fonctionnement neurologique dans la norme et qu'ils ne sont pas adaptés au fonctionnement cognitif des personnes neuroatypiques dont font partie les personnes autistes.Beaucoup d'autistes non oralisants sont victimes, encore plus que les autistes oralisants, des biais de capacités causés par l'inadaptation des épreuves.

--La communication orale est la seule manière valable de communiquer.

Encore faux. toutes les manières de communiquer sont valables.

Selon les comportementalistes, comme l'a souvent dit Dr. Henny Kupferstein, la parole est l'unique manière acceptable pour communiquer alors qu'il y a d'autres façons possibles mais on apprend à parler aux enfants autistes comme si il s'agissait de robots.

C'est ce genre de méthodes qui sont recommandées en France et je suis indignée que des enfants autistes innocents et vulnérables soient victimes de prises en charge normatives d'un autre âge alors que d'autres approches respectueuses de la neurodiversité existent.

Analyse systémiqu

Les problèmes liés aux recommandations de la has ne sont pas inhérents à la France. Ils sont parfaitement cohérents avec le système actuel qui prévaut dans le monde. Dans tous les pays développés, cette vague de thérapies normatives a plus ou moins d'envergure. Si on ne réagit pas maintenant, cette vague submergera le monde entier.

Le gouvernement Français a fait son choix : sacrifier l'autodétermination des enfants autistes sur l'hôtel de la conformité. Cette décision découle des politiques européenne et plus généralement internationales en matière d'autisme. Le gouvernement français n'a rien fait d'autre que d'emboîter le pas d'autisme Europe où les autistes ont été triés sur le volet pour ne pas déranger le système. Bref, des toutous des neurotypiques.

À chaque fois que des décisions qui impactent la vie des personnes autistes sont prises, les personnes directement concernées c'est-à-dire les autistes eux-mêmes ne sont jamais consultées.

Je me demande sincèrement qui, dans les personnes autistes, a pu donner son avis sur ces recommandations alarmantes ?Visiblement, dans le cas de la France, des associations comme CLE autiste ou La Neurodiversité France n'ont pas été écoutées.

Partout dans le monde, en Europe, aux États-Unis etc, les parents d'enfants autistes et les "experts" neurotypiques en autisme sont mis en avant au détriment des personnes autistes surtout les enfants ce qui explique les politiques désastreuses en matière d'autisme de pays que l'on dit développés.

Conclusion : la résistance continue

Le 12 février, la HAS a fait une liste de recommandations aberrantes représentant un réel danger pour l'identité ainssi que pour la dsanté mentale des enfants et adolescents autistes. Même si j'habite en Belgique et que je ne suis pas française, j'ai écrit cet article sur ce sujet qui me tenait beaucoup à coeur.

2 mois ont passé depuis la "publication des recommandations mais personne n'a tiré la sonnette d'alarme.

Certains lecteurs se disent peut-être que si ils ne sont pas autistes ou si ils ne connaissent pas de personnes autistes, ils ne seront pas responsables de l'identité de nottre communauté qui est réduite en cendre. Ils ont tort. Nous avons tous le devoir en tant qu'humain peu importe notre couleur de peau, notre ethnie, notre religion, notre neurotype etc de dire non à la barbarie, à l'assimilation de certains groupes au nom d'une norme floue. Il en va de la diversité du monde et du bon fonctionnement de notre conscience moral.

Martin Niemôller, un pasteur qui s'était opposé à Hitler, avait dit des paroles encore d'actualité aujourd'hui. Les voici."Quand ils sont venus chercher les socialistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas socialiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai rien dit, je n'étais pas juifs. Puis ils sont venus me chercher. Et il ne restait personne pour protester."

Voici ma version : "Ils sont venus convertir les autistes. Je n'est rien dit, je n'étais pas autiste. Ils sont venues convertir les gays. Je n'est rien dit, je n'étais pas gay. Ils sont venus convertir les rêveurs. Je n'est rien dit, je n'étais pas rêveur. (...) Mais quand ils sont venus me convertir, il ne restait plus personne pour protester." Comme vous le voyez dans ma version au début on parle d'un petit groupe et au fil des phrases, le groupe à normaliser devient plus important jusqu'à ce que la norme impacte même ceux qui se pensent protégé. Chacun a le choix de dire non ou de ne rien faire.

Je suis arrivée en Belgique à 6 ans d'un pays, la Turquie, où il ne fait pas bon être kurde, handicapé ou neuroatypique. Là-bas, la culture kurde est nié et on essaye par tous les moyens de nous assimiler. Je croyais qu'un pays démocratique comme la Belgique était exempt de ce genre de pratiques d'assimilation. Je me trompais. Que ce soit en Belgique, en France ou dans n'importe quel pays occidental dit développé, l'assimilation des neuroatypiques est bien présentes sous couvert de méthodes scientifique et d'inclusion.

À tout ceux qui m'ont lu, faites bouger les choses à votre échelle et ensemble changeons les choses.

À toutes les familles d'enfants autistes qui me lisent, je sais que c'est difficile, je sais que c'est désespérant de ne pas comprendre votre enfant mais par pitié, fuyez tous ces professionnels comportementalistes qui vous rassurent avec la normalisation de votre enfant. Je vous assure qu'il vous remerciera plus tard.

Les soutiens de méthodes comme ABA font sûrement la fête pour célébrer leur nouvelle victoire. Faisons donc en sorte que leurs vers de cocktail se figent dans leur main.

La résistance continue.

Sources importantes : J'ai préféré ne pas mettre toutes les sources que j'ai consulté, j'ai seulement écrit ici celles que je juge importantes. Ceux qui sont motivés pourront vérifier ce que je dit.Tous les faits sont vérifiables.

Histoire de ABA : https://www.insteadofaba.org/history

Étude de Henny Kupferstein sur le risque de TSPT pour les adultes qui ont été exposés à la méthode ABA : https://www.sciencedirect.com/org/science/article/abs/pii/S2056386818000083

Si mon articles ne vous suffit pas, vous pouvez lire le livre témoignage : "La souffrance des envahis" de Johanne Leduc. Elle parle assez bien des effets négatifs de l'ABA. Cependant je ne suis absolument pas d'accord avec sa vision de l'autisme je tiens à le préciser.


 

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